Marie

 

Mythologie Chrétienne

 

Le thème mythique qui a servi de prototype pour le récit de la conception, de la naissance et , de la mort de Jésus-Christ, était très largement répandu au Proche-orient, bien longtemps avant l'ère chrétienne.

Marie, comme de nombreuses autres déesses mères avant elle (Déméter, Isis, Ashtart/Astarté, Cybèle, Attar­gatis, etc.), donna naissance à un dieu incarné qui mourut pour le salut de l'humanité, et ressuscita peu après.

 

 

On ne trouve dans la Bible aucune justification du culte marial ni, à plus forte raison, de la « mariolâtrie »

 Dans le Nouveau Testament, la Vierge Marie ne joue qu'un rôle tout à fait secondaire, celui de la « mère porteuse » du Sauveur, et seul l'Évangile de Luc ne se contente pas de la citer. Elle y est mentionnée pour la première fois à l'occasion de l'Annonciation, lorsque l'archange Gabriel vient lui annoncer qu'elle concevra bientôt le fils de Dieu. Puis on trouve successivement le texte du Magnificat, un cantique dans lequel Marie rend grâce à Dieu; les tribulations de Joseph et de Marie (enceinte) ; la naissance de l'Enfant Jésus; l'adoration des bergers; l'enfance de Jésus et sa présentation au Temple. Ensuite, les quatre Évangiles ignorent Marie, exception faite de quelques brèves rencontres avec son fils (en particulier aux noces de Cana), et de sa présence à la crucifixion.

Certains des premiers théologiens ont voulu réduire le rôle de Marie à celui de theotokos ( « porteuse de Dieu »), mais les influences combinées des déesses mères celtiques et méditerranéennes, et de l'antique dyade formée de la Déesse et de son fils ont inspiré un culte populaire qui équivalait à une déification, et s'est exprimé à travers une multitude de prières, de cantiques et de figurations de toutes sortes, entraînant la proclamation de la « maternité divine » de la Vierge Marie par le concile d'Éphèse (431), et un nombre prodigieux de dédicaces d'églises.

Seule la relation sexualisée existant anciennement entre la Déesse et son fils a été éliminée, car pour correspondre à l'idéal féminin du judaïsme, Marie devait demeurer totalement innocente et n'avoir connu aucune expérience sexuelle. Elle devait aussi être docile et uniquement bénéfique, ce qui imposait l'éradication de tout aspect destructeur ou chtonien.

 Recouvrant diverses déesses du paganisme, Marie a hérité certains de leurs attributs, ainsi que leur aptitude à faire des miracles (souvent en relation avec la fécondité), ce qui a encore accru sa popularité,

Le culte marial n'a cessé de se développer, depuis le 3e siècle jusqu'à nos jours, avec la bénédiction de l'Église catholique. L'absence de justifications bibliques a amené de nombreux théologiens à tenter de s'opposer à la mariolâtrie, mais sans aucun succès. Les premières reliques de la sainte Vierge remontent au 5e siècle.

Retour au Sommaire Fémina