Femme Indienne

 

Dès l'âge de six ans, la petite indienne aide sa mère aux petits travaux du "ménage".
A dix ans, elle monte à cheval comme un guerrier, s'occupe de ses frères et sœurs et prépare le pemmican ( viande de bison séchée ) et les peaux des petits animaux tués par son père.
Elle sait tout faire quant à quatorze ans, on la marie à un jeune brave plus âgé qu'elle.
Dès lors, elle devient une véritable femme indienne.  

La Femme Indienne est une épouse fidèle et obéissante. Son mari la respecte. Le mariage tient de la simple nature et n’a d’autre forme que le consentement mutuel des deux parties. Comme il n’y a pas de contrat civil ni de serment sacré, lorsque les deux époux ne sont plus contents l’un de l’autre, ils se séparent sans cérémonie et disent que le mariage n’est autre chose que le lien du cœur. Elle dirige le foyer et fait la loi sous le tipi.

 

Les relations entre les deux sexes avant le mariage ne sont pas rares, mais la famille et les parents détestent cette pratique et font tout pour les empêcher. La vertu d’une jeune fille joue sur l’honneur de sa famille.


L'hiver, elle s'occupe du bois et de l'eau. Les femmes sont les gardiennes du foyer.
Dans de nombreuses tribus, elles assistent aux réunions du conseil. Elles partagent les mêmes peines et les mêmes joies que les hommes de la tribu.
Elle monte et démonte le tipi familial lors des déplacements d'un territoire de chasse à l'autre, à la suite des bisons.

Aidée par ses compagnes, elle dépouille les bêtes abattues. Ce travail pénible a pourtant sa récompense. Quelle fête pour la tribu que de se régaler des bons morceaux de viande bouillis ou grillés, comme la graisse de sa bosse.


La femme indienne travaille en permanence. Elle prépare et tanne les peaux durant des semaines. Cette tâche terminée, elle taille les vêtements et les mocassins qu'elle décore avec talent.

Elles se chargent de la cueillette des fruits, du ramassage du bois, et de tout l’artisanat, c’est à dire de la production de bien matériels.

A part une ou deux exceptions de chasseresse (vraiment très rares), elles savent manier une arme pour se défendre, mais ne participent ni à la chasse ni à la guerre.

 

Les femmes ne sont absolument pas méprisées du fait qu’elles se consacrent aux travaux manuels et domestiques. Bien au contraire. Comme elles produisent les biens de consommation, ce sont elles qui permettent à la générosité de s’exprimer et confèrent richesse et statut social.

 

Le guerrier ennemi à l'obligation de lui laisser la vie sauve.

 

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